"Encore faut-il le vouloir !" Bien là est le problème avec eux. J'ai l'impression qu'ils ne veulent pas évoluer, que le sujet est tabou et doit le rester.
Pour prétendre avoir de l'aide des autres membres de ma famille, faudra d'abord qu'ils soient eux même au courant de qui je suis vraiment et de la situation.
L'aide de figures d'autorité comme les médecin que tu cite, ça me fait peur. Je ne sais pas... Dans ma tête, c'est comme si je me retrouvais devant des géants d'acier ou des buildings avec mon petit 1m75. Je me suis déjà retrouvé une fois avec une juge d'instruction au téléphone. Face à l'importance de cette personne dans le système et l'importance de l'organisation de laquelle elle régie "Antenne de justice", j'étais comme paralysé, ayant dans un sens honte de ce que je faisais et pis me demandant justement ce que j'étais en train de faire.
Pour les personnes qu'ils estiment je ne sais pas trop, je ne sais pas qui ils estiment vraiment.
Il y a cependant des personnes de mon lycée, adultes, ex-professeurs quand j'étais au collège avec qui je suis toujours en contact, qui m'avaient proposées de leur parler... J'avais refusé...
Est-ce que ce serait une solution ?
Concrètement, toi tu n'as pas vraiment de contrôle sur tes parents, sur comment ils pensent, (pas plus qu'eux n'ont de contrôle sur ce que tu penses). La seule chose sur laquelle tu peux avoir du contrôle, c'est sur comment toi tu vis tout ça. Ce qui ne veut pas dire que c'est facile, loin de là. Mais disons que toi, de ton côté, tu peux par exemple travailler sur le fait que leurs propos ne te définissent pas (tu sais en toi que tu n'es pas malade, que tu es amoureux, et que c'est plutôt sain et positif d'être amoureux, bien plus que de nourrir de la haine et du rejet.. si tes parents sont croyants, c'est d'ailleurs assez intéressant de voir que là clairement ils ne sont pas cohérents avec les principes d'amour et d'accueil prônés par les religions). Tu peux développer tes ressources pour te protéger, que ce soit en répondant (oui tu as le droit de leur répondre après tout, tu as le droit d'être en colère et de gueuler un coup) ou en les ignorant, en faisant comme s'ils n'existaient pas... bref tu fais ce qui fonctionne pour toi)
En gros, si je comprend le fond de ta pensé, il faut que de mon côté je me développe une armure, des douves et que je créer une armée contre l'homophobie de mes parents. D'une part afin de survivre et de pouvoir ensuite retrouver une vie, mais aussi pour qu'ils arrêtent de me faire du mal ou du moins qu'ils m'atteignent moins facilement ?
j'imagine que tu es déçu de cette facette d'eux que tu as découvert ? :/
Oui ! Énormément. Dans un sens je mis attendais un peu mais pas de cette manière.
Je ne sais non plus s'ils seraient prêts à échanger. Je ne sais aussi pas la réaction qu'ils auraient... Colère ? Neutre sur le coup ? Compassion ? Dénégation ? ...
Les faire échanger avec les parents de mon petit-copain, il faudra déjà qu'ils se rencontrent et déjà là ce va être un calvaire de plus. Car je sais ce que pense ses parents et je sais ce que pense mes parents, en cela j'ai peur qu'il y ai un conflit plus ou moins important et grave qui se créer. De plus, je n'ai pas envie d'attiré des ennuis à cette belle famille...
Tout le membre de ma famille, même mes oncles, tante et mes frère, sont, je suis près à le parier, soit homophobe, soit dérangé avec cette idée. En quoi je me permet de le dire ? En leurs comportement, leurs valeurs et en leur croyance. Donc niveau famille, je ne vois que des piètres ressources.
C'est aussi que je n'ai pas envie de me faire soit exclure, soit que leur estime pour moi change ou tout autre chose, que je ne leur aient pas dit et que je souhaite ne pas leur dire. J'aime beaucoup trop mes neveux et nièces, pour que j'en soit écarté ou que leur endoctrine ne les écartent de moi.
On avance parfois mieux en parallèle plutôt qu'ensemble.
Oui c'est surement vrai. Mais avancer en perdant toute ma famille, c'est comme s'il l'on m'enlevais une partie de moi même, que l'on me coupais les deux jambes ou les deux bras.
Tu sais des fois ça peut prendre des années à se sortir d'un stress post traumatique, à se remettre d'événements douloureux.. Parfois il y a besoin d'un déclic, d'une parole, d'une rencontre, d'une lecture etc. Parfois ça demande un long travail sur soi. Et comme je l'ai dit, il n'y a pas de recette miracle.
En effet, mais je sais aussi que l'on peut ne jamais sans remettre. Et si la situation avec ma famille ne s'améliore pas, à ce niveau, à mon état de conscience actuel j'ai peur de ne plus jamais pouvoir être pleinement heureux, même avec l'amour de ma vie.
Cette situation me génère oui du stress et de l'anxiété, mais aussi de l'angoisse, de la peur de la colère mais que je n'arrive pas à exprimer. Tout reste en moi. Je n'arrive pas à externaliser les sentiments et toute cette pourriture qui me ronge.
Le fugue. Oui... J'ai déjà fugué deux fois. Une première fois le temps d'un week-end et la seconde pendant 4 jours. Je suis encore mineur, 17 ans et c'est en ça que je me rend compte que j'ai jouer avec le feu. Je me rend compte que les délai ont été explosé et que j'ai faillis causer des problèmes aux parents de mon petit-copain.
Les conséquences que cela peut avoir, comme toute les autres dans le fond me fond réellement peur et j'aimerais quelles n'adviennent pas...
Mais malheureusement, à force de tourner en rond et de creuser partout, je crois qu'il faudra bien à un moment que l'une d'entre elles adviennent.
Et dernière chose : as-tu exprimé comment tu te sentais, auprès de tes parents ? Ils disent vouloir ton bonheur, leur as-tu dit que lorsqu'ils font tel ou tel truc, te disent telle ou telle chose, tu te sens super mal, que ça te rend malheureux, que tu n'en peux plus etc (voire que tu aimerais ne plus vivre avec eux tellement c'est dur pour toi) ? Peut-être que ça peut les aider à comprendre aussi les conséquences de leur comportement... Peut-être ont-ils besoin d'un électrochoc pour comprendre le mal qu'ils te font là ...
Oui... J'ai essayé et plus d'une fois. En parlant calmement, comme en parlant sur un ton plus agressif. Je me suis retrouvé face à aucun retour positif, ni même négatif d'ailleurs.
Clairement c'est pas d'aimer un mec qui te rend malheureux là.... C'est l'homophobie...
Des mots bien choisi, une phrase qui pointe le cœur du problème.
J'apprécie beaucoup de voir lire car je sens beaucoup de sagesse dans vos messages.
Merci