- Différence entre homos éfféminés et homos ''normaux''

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Cano
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- Différence entre homos éfféminés et homos ''normaux''

Message par Cano » 27 sept. 2007 06:48

Bonjour,
Je suis maman d'un fils homosexuel. Il me l'a annoncé à l'age de 22 ans alors que je ne me doutais de rien. Il avait eu des copines, dont une avec qui il était resté 2 ans. Elle restait dormir à la maison, étaient partis en voyage ensemble, j'avais rencontré sa maman etc...
J'aimerais comprendre pourquoi certains homosexuels hommes ont des manières et un comportement très efféminé, alors que d'autres pas du tout.
Cela est-il dû à un problème d'identité sexuelle, alors que les homos non effeminés n'auraient qu'une attirance sexuelle différente ?
Cela est d'ailleurs pareil pour les homos femmes. Certaines sont très masculines, d'autres pas du tout.
Je me dis que cela me rassure, car en réalité jai du mal à accepter que cet état soit définitif. Je comprendrais mieux une bisexualité.
Qui pourrait m'apporter des pistes de réflexion ?
Merci.
madre

Sylvain
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Message par Sylvain » 27 sept. 2007 09:48

Bonjour,

Tu peux te présenter par

Pour ta question, je dirai qu'il y a aussi des hétéros efféminés, je sais pas si c'est plus répendu chez les homos, j'ai l'impression que c'est le cas, je ne sais pas trop comment l'expliquer...
Je pense que c'est quelque chose qui n'est pas un trouble de l'identité mais qui explique quelque chose sur le vécut de cette personne, hétéro ou homo, peut-être qu'en tant qu'homosexuels, on est plus enclin à le vivre.

Par contre, on peut clairement être homosexuel sans être efféminé !
On a beau être aveugle au fond d’une grotte et mort ou quoi on sent le jour se lever chaque matin, toutes les 25 heures.

Sylvain
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Re: différence entre homos éfféminés et homos normaux ?

Message par Sylvain » 27 sept. 2007 09:49

Cano a écrit :Je suis maman d'un fils homosexuel. Il me l'a annoncé à l'age de 22 ans alors que je ne me doutais de rien.
Il a quel âge aujourd'hui ?
Il a un copain ?
Comment vit-il son homosexualité ?
On a beau être aveugle au fond d’une grotte et mort ou quoi on sent le jour se lever chaque matin, toutes les 25 heures.

Cyril
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Message par Cyril » 27 sept. 2007 12:10

Bonjour Cano, et beinvenue sur ce forum.
Cano a écrit :Différence entre homos éfféminés et homos normaux ?
Le titre laisse penser que les homos efféminés seraient "anormaux". Je pense, et j'ai constaté, qu'il y a des personnes qui sont "vraiment" des garcons éfféminés, et des filles qui sont "vraiment" masculines (certains sont hétéros, d'autres, bi, d'autre homos... etc)... sans ce "forcer" je veux dire. C'est totalement naturel chez eux. Ils sont certes "minoritaires", mais pas pour autant "anormaux".
En meme temps, je crois voir ce que tu veux dire, puisque qu'on dit "normal" un phénomène "majoritaire" (sans ditre "anormal" pour le phénomène minoritaire). En fait, quand tu dis "homos normaux", tu parles des homos d'aspect "classiques" ?

En tout cas, je m'autorise a mettre "normaux" entre guillement dans ton titre.
Cano a écrit :Je suis maman d'un fils homosexuel. Il me l'a annoncé à l'age de 22 ans alors que je ne me doutais de rien. Il avait eu des copines, dont une avec qui il était resté 2 ans. Elle restait dormir à la maison, étaient partis en voyage ensemble, j'avais rencontré sa maman etc...
Ma maman aurait pu écrire tout ca :).
Cano a écrit :J'aimerais comprendre pourquoi certains homosexuels hommes ont des manières et un comportement très efféminé, alors que d'autres pas du tout.
Cela est-il dû à un problème d'identité sexuelle, alors que les homos non effeminés n'auraient qu'une attirance sexuelle différente ?
Comme Sylvain, je trouve qu'il y a pas mal de personnes "éfféminés" (que les gens soient hétéros, bis, ou homos), et ca me semble de plus en plus vrai chez les jeunes générations (peut etre que je me trompe, mais les vetements moulants, les coupes de cheveux tres travaillées, les piercings... tout ca n'etais pas aussi présent chez les collégiens et lycéens de mon enfance).
Mais perso, je trouve ca tellement vrai que j'ai aujourd'hui du mal a faire un lien quelconque entre le fait d'etre "éfféminé" ou "masculine", et le fait d'etre homo.
J'ai été célibataire recement, et j'ai fréquenté un site de rencontres "gay". Sur celui-ci, de nombreux garcons étaient inscrits, et j'ai discuté avec plusieurs d'entre eux, en ai rencontré d'autres. Parmis eux, je ne suis jamais tombé sur un garçon éfféminé.
J'ai même l'impression qu'aujourd'hui, les "folles" (hétéro, bis ou homo) sont rejetés par la plupart des homos. Beaucoup l'inscrivent meme sur leurs fiches de presentation, sur le site de rencontre dont je parle.

Par contre, je peux comprendre qu'a une époque, des homos se forcaient a "avoir l'air folle"... simplement parce qu'a une époque, ils se sentaient isolés, traqués, devaient se cacher, etc...
Du coup, je me dis que ca devait etre un moyen de "se reconnaitre". Parce que trouver l'homme de sa vie, dans une société ou les "homos" devaient se cacher, ca devait pas etre simple.
Aujourd'hui, je crois que ce phénomène, si il a effectivement existé un jour, s'estompe fortement. On est loin de "la cage au folles" (1978, époque ou la police tenait a jour des "fichiers de personnes homosexuelles" afin de les surveiller)... mais aujourd'hui encore, les esprits restent marqués par ce genre de pièce.
Cano a écrit :Cela est d'ailleurs pareil pour les homos femmes. Certaines sont très masculines, d'autres pas du tout.
Je me dis que cela me rassure, car en réalité jai du mal à accepter que cet état soit définitif. Je comprendrais mieux une bisexualité.
Qui pourrait m'apporter des pistes de réflexion ?
Si il t'a dit qu'il preferais les garcons, à l'age de 22 ans, je pense qu'il ne changera pas.
On a dans mon association CONTACT (en Isère), des parents qui disent souvent qu'ils ont pu avancer personnellement sur la question lorsqu'ils ont compris que justement, ca ne changerai pas.
Le mieux, a mon avis, est de le demander clairement a ton fils. Je sais juste qu'il a plus de 22 ans, donc je pense qu'il pourra t'e parler.

En tout cas, le risque le plus grand a mes yeux pour un parent, c'est de ne pas "oser" dire que les choses ne lui vont pas, qu'il ne comprend pas la situation. Il me semble que ca crée des non-dits, des incompréhension majeures, et des tensions familiales importantes. Alors qu'en parlant, meme si on ne tombe pas d'accord, au moins, chacun peu exprimer ce qu'il ressent vraiment.
Ca n'a pas l'air d'etre ton cas, donc ca me fait plaisir.
Cyril.

Zag
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Message par Zag » 27 sept. 2007 14:56

Salut

Je comprends que tout univers inconnu nous interroge et inquiète, dans ce cas cela concerne l'homosexualité pour une mère, mais cela aurait pu être tout type de différence non conforme aux canons d'une societé spécifique.

Le féminin reste péjoratif même pour les femmes semble t-il, notre societé est tout de même machiste dans ses fondements. L'éducation hommes ou de femmes est basée sur ce schema global. Il est donc "normal" que les individus soient pris entre des contradictions entre leur intime et ce qui doit être présenté pour une vie socialisante conforme.

L'homme ne doit pas montrer une part plus sensible, une attitude plus douce de façon globale, au risque d'être apparenté à l'univers féminin socialement considéré comme subalterne et dominé. Pour la femme c'est le même scénario à l'envers, toute attitude excessivement masculine la fait rejeter par une societé masculine qui n'accepte pas la concurrence.

En fait nous sommes à chaque instant, tous conditionnés par notre éducation sociale. Ou en acceptation pour se protèger ou en opposition pour être proche réellement de son intime


Evidemment cela concerne hétero, homo, transgenre....Tous les individus sans exceptions.

Zag
"si nous demeurons aux deux extrémités, comment pouvons nous en comprendre une ?"
" La moindre chose contient un peu d'inconnu. Trouvons-le."G.M.

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Message par M » 27 sept. 2007 22:16

Une de mes amies est très masculine. Un jour une petit garçon l’approche et lui demande : « Dis donc, tu es une fille ou une garçon ? » Elle lui a répondu « Je suis une fille qui ressemble à un garçon. » Cette réponse lui a suffi. Les enfants sont plus flexibles que nous.

Comme Zag, je pense qu’il y a deux sexes biologiques, mais socialement des caractéristiques féminines ou masculines. Et parfois nous ne possédons pas exactement celles qui correspondent à notre sexe biologique. L’apparence d’un individu, c’est aussi une projection de son identité. On peut aussi forcer certains traits pour dire ‘What you see is what you get’, je suis comme ça, si ça te plait pas c’est pareil.
Cyril a écrit : J'ai même l'impression qu'aujourd'hui, les "folles" (hétéro, bis ou homo) sont rejetés par la plupart des homos. Beaucoup l'inscrivent meme sur leurs fiches de presentation, sur le site de rencontre dont je parle.
Pareil pour les filles. C’est choquant de voir certaines lesbiennes faire de la discrimination contre les « camionneuses ». Même à l’intérieur d’une minorité, les gens ont du mal à accepter que les autres soient différents.

bikounet38

Message par bikounet38 » 27 sept. 2007 22:41

Derrière tout çà, il y a ce qu'on définit par normalité :
-la position dominante d'un majorité sur des minorités ?
-la seule attitude possible
-etc...

Plus je vieillis, et plus je sent que des normes, yen a partout, dans les minorités aussi : entre les yags, les bears, les fashion, les "folles, etc...

C'est déjà pas facile de se trouver soi même, alors si il faut absolument rentrer dans une case, çà devient épuisant !

Autant trouver sa place, plutot que la place que la société veut bien nous accorder, ou pense nous faire rentrer dedans...

Zag
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Message par Zag » 27 sept. 2007 23:04

Salut

Avant tout nous sommes des humains avec toutes les qualités et travers que cela suppose. Nous jugeons sans cesse les autres en bien ou mal, "j'aime, j'aime pas". Il me semble aussi que les individus s'arrêtent aux apparences comme moyen de décoder l'autre. C'est toujours une sacrée illusion de vivre ainsi et d'être toujours sur la défensive apporte rarement une sorte de joie sereine.

Se trouver soi même de façon globale s'entend, c'est justement ne pas être une chose ou une autre mais un ensemble harmonieux. Pour cela il faut semble t-il voir l'autre aussi de cette manière là avec bienveillance, même si notre conditionnement éducatif nous pousse à jauger, évaluer, quantifier, prendre ou rejeter.


Zag
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Message par Cyril » 28 sept. 2007 10:35

M a écrit :Une de mes amies est très masculine. Un jour une petit garçon l’approche et lui demande : « Dis donc, tu es une fille ou une garçon ? » Elle lui a répondu « Je suis une fille qui ressemble à un garçon. »
Comme quoi, la simplicité et l'autenthicité sont des valeurs plus importantes que prévu :)
M a écrit :Comme Zag, je pense qu’il y a deux sexes biologiques, mais socialement des caractéristiques féminines ou masculines.
En fait, il y a plus que deux sexes biologique, meme si on simplifie fortement les choses en apprenant a nos enfants qu'il n'y en a que deux. Je pense que c'est liée a une volonté de "simplifier" les choses... mais en fait, ca la complique beaucoup je trouve... et notamment pour les personnes qui ne sont pas de l'un des deux sexes majoritaires.
Le sujet des sexes biologiques et de l'identité de genre est assez fournie en recherches de tous genres. Donc pour faire simple, je dirais simplement qu'il existe des personnes "intersexe", en nombre plus ou moins important selon les études (mais jamais en nombre négligeable), qui regroupe un eventail de réalités biologiques assez large.
Peut etre qu'en apprenant les choses telles qu'elles sont a nos enfants, on simplifierais finallement leur vision du monde, tout en les aidants a ne pas tomber dans le rejet de la différence...
M a écrit :Pareil pour les filles. C’est choquant de voir certaines lesbiennes faire de la discrimination contre les « camionneuses ». Même à l’intérieur d’une minorité, les gens ont du mal à accepter que les autres soient différents.
Tout a fait. Et en meme temps, je le comprend. Mon dégré d'homophobie était plus fort dans le passé qu'aujourd'hui (j'ai pas mal travaillé sur moi)... et il y a quelques années, j'étais notamment "follephobe" (le mot n'existe pas ou pas encore, mais vous comprendrez je pense).
Pour faire simple, etant plus jeune, je voyais les "Marches des Fiertés" à la télé, et j'avais associé les images que je voyais aux "homos". Je croyais que tous les homos étaient comme ca... et ca a suffit a me "rassurer" (a l'époque), et a me dire que je ne pouvais pas être homos puisque je n'avais pas grand chose en commun avec ses gens.
Ce que je veux dire, c'est que ce rejet vient souvent de quelque chose, et qu'il me semble important de pouvoir l'entendre (sans l'approuver) pour aider la personne a cheminer.
Bikounet a écrit :C'est déjà pas facile de se trouver soi même, alors si il faut absolument rentrer dans une case, çà devient épuisant !
Autant trouver sa place, plutot que la place que la société veut bien nous accorder, ou pense nous faire rentrer dedans...
Je pense la même chose. C'est d'ailleurs pour ca qu'au lieu de multiplier les terme pour désigner untel ou untel, j'espere vraiment qu'un jour on n'utilisera tout naturellement plus les termes "homo", "bi", "hétéro", et qu'on parlera simplement de gens amoureux, ou de personnes attiré physiquement par quelqu'un... :)
La catégorisation ne sera jamais suffisante pour refleter l'ensemble des situations individuelles... donc autant arreter de catégoriser : il me semble qu'on sait que chaque personne est différente de toutes les autres :)
Zag a écrit :Nous jugeons sans cesse les autres en bien ou mal,"j'aime, j'aime pas".
Je suis d'accord avec ca. Et je suis content d'être tombé sur Contact parce que la plupart de ses bénévoles ont suivi des formations à l'écoute (l'écoute etant l'un des coeurs d'actions de l'association), et du coup, je ressent beaucoup moins de jugement dans cette association qu'ailleurs. Ca libère vraiment la parole je trouve, et on arrive a se dire des choses sans que l'autre le prenne mal... ce qui permet d'avancer je trouve.

Mais pour revenir au sujet... (celui de l'inquiétude exprimée par Cano) :
Cano, j'aimerai savoir si tu crains que ton fils devienne efféminé avec le temps. Savoir si tu penses que c'est possible.
Et ensuite, j'aimerais également savoir pour quelle(s) raison(s) tu préfèrerais que ton fils soit bisexuel.
Merci :)
Cyril.

Cano
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Message par Cano » 04 oct. 2007 05:45

Merci à tous pour vos réponses,
Je vais essayer de définir un peu plus précisémment mes pensées.
Mon fils a actuellement 25 ans. Sa première annonce était une lettre me disant qu'il était amoureux d'un garçon, qu'il voulait que son père et moi soyons au courant de ce qui lui arrivait. Il a insisté sur le mot "amour", et "ce n'est pas sexuel".
Depuis, il a eu d'autres copains et pas d'autres copines il me semble.
Il n'est pas efféminé du tout, mais c'est vrai qu'il est sensible, très tolérant et ouvert d'esprit. Il représente plutôt l'anti macho.
Je n'ai pas peur qu'il devienne efféminé, même si cela m'a éffleuré l'esprit.
Lorsque je parlais d'éfféminé, je pensais aux homos très éfféminés (sans aller jusqu'à la grande folle).
Je connais aussi des hétéro maniérés, qui expriment inconsciemment leur coté féminin. Cela ne me gène pas, je n'ai aucun à priori.
Ce que je cherche, c'est à comprendre pourquoi un homme ou une femme ne sont attirés QUE par le MEME sexe.
Je comprends mieux la bisexualité, parce que je crois que l'on peut tomber amoureux d'un homme ou d'une femme (quelque soit notre sexe), parce que c'est de CETTE personne là qu'on tombe amoureux, de sa personnalité, son physique, son caractère etc... en dépit de son sexe biologique. Et à un instant T.
Mais rendre exclusive sa préférence sexuelle, je ne sais pas l'analyser.
Mon mari (pas le père de mon fils), a du mal à accepter. Il pense que c'est contre nature.
Dans un certain sens, je comprends ce qu'il veut dire : si l'humanité entière devenait exclusivement homosexuel, ce serait l'extinction de la race humaine ! L'être humain est dans ce monde depuis des millions d'années, grâce à la reproduction de son espèce.
Mais bon, ces propos sont extrêmes et utopiques. Tout de même, si réels (naturels).
Je fais la différence entre avoir une relation sexuelle par désir (et amour) et pour procréer.
Il n'empêche que si mon fils reste homo exclusif, il n'aura pas d'enfants ou alors devra s'engager dans des difficultés d'adoption ou autres méthodes très compliquées...
Je ne suis pas en manque de descendance, même si je ne suis pas encore grand-mère (j'ai 2 autres filles). Je comprends aussi que l'on puisse choisir de ne jamias être mère ou père.
Mais quand c'est un choix personnel (maîtrisons nous consciemment nos choix ?), parce qu'on a décidé que sa vie serait ainsi, c'est plus facile que lorsque la société le défends pour comportement "hors norme".
Bref, j'ai beau me tranquiliser, me dire que mon fils est épanoui dans sa vie (il vit chez moi avec son nouveau copain en attendant son nouveau logement dans quelques jours), en réalité, je me fais du souci pour lui, pour l'incompréhension des autres, les blagues idiotes sur les homos...
Il existe tout de même des homos qui vont jusqu'à se mutiler perce qu'ils se sentent trop malheureux dans leur sexe biologique.
Je me demande si choisir une sexualité homo exclusive, ce n'est pas souffrir de son corps tel qu'il est ? Rejeter l'autre personne parce qu'elle est du sexe opposé revient à une forme de discrimination peut être pathologique ? Ne voyez pas là des propos trop négatifs, je me pose simplement des questions...
Ce qui compte le plus pour moi, c'est que mon fils soit heureux, quelque soient ses choix.
Mais j'aimerais aussi qu'il puisse analyser ses choix.
madre

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Message par Zag » 04 oct. 2007 09:46

Cano
Ce que je cherche, c'est à comprendre pourquoi un homme ou une femme ne sont attirés QUE par le MEME sexe.
Salut d'abord

Alors là je ne pense pas qu'il y ait de réponses, comme pour savoir pourquoi un homme et une femme sont attirés par un sexe différent d'eux.C'est ainsi, dans les mêmes conditions familiales les orientations sexuelles divergent.Mais l'on peut se dire que même avec le même environnement tout individu développe des qualités intellectuelles, sensitives, des traits de caractères particuliers...Alors il y a des composantes qui ne sont pas contrôlables par les humains.

Chez les Homosexuels comme chez les Hétérosexuels, l'amour pour une personne particulière est important et nécessaire.Dans les deux cas il y a les mêmes processus de désirs sexuels.Dans les deux cas aussi il y a comme tu dis préférence exclusive, autant chez les hétéro, que homo, d'ailleurs est ce un choix dans les deux situations?

Je ne pnse, à mon avis qu'il puisse y avoir extension, vu que l'homosexualité existe depuis l'apparition des humains.En plus il y a plein de moyen d'avoir des enfants "de son sang" même pour un homo, un certain nombre d'ailleurs désirent procréer, les lois vont surement évoluer dans ce sens, déjà cela se fait à travers le monde sans forcèment des textes établis officiellement.

On peut-être très bien dans son corps et sa tête, avec les autres quand on est homo, en fait cela pose plus de problèmes aux autres qu'à la personne, qui en subit les éclaboussures.Mais bon il y a de plus en plus des gens tolérants, ouverts. De toute façon qui est tolérant avec les autres de façon générale, sera je suppose,aussi tolérant avec les Gays.
Il existe tout de même des homos qui vont jusqu'à se mutiler perce qu'ils se sentent trop malheureux dans leur sexe biologique
Il me semble que tu confonds homo et transexuels, ce n'est pas le même rapport à son sexe et à la sexualité.Dailleurs les transexuels ne se mutilent pas, ils veulent que leur apparence correspond à leur "sexe" interne, ils réparent ce que la nature leur a joué comme tour, ils aboutissent à être équilibré dans leurs et leurs tête.
En tout cas tes interrogations sont légitimes et pleines d'amour pour ton fils.Zag
"si nous demeurons aux deux extrémités, comment pouvons nous en comprendre une ?"
" La moindre chose contient un peu d'inconnu. Trouvons-le."G.M.

Cano
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Message par Cano » 04 oct. 2007 20:14

Merci Zag pour tes paroles si raisonnables !
Mais j'ai peur que mon fils souffre de la bêtise humaine, car tout le monde n'est pas aussi tolérant que toi.
madre

bikounet38

Message par bikounet38 » 04 oct. 2007 21:14

L'orientation sexuelle, et l'identité de genre, sont 2 concepts très différents :
-on peut se sentir femme, dans un corps d'homme, et pourtant être attiré physiquement par des femmes,
-on peut se sentir homme, dans un corps de femme et être attiré par les hommes,
-etc...

Berenice

Message par Berenice » 15 janv. 2008 22:24

Mais j'ai peur que mon fils souffre de la bêtise humaine, car tout le monde n'est pas aussi tolérant que toi.
Certes mais pas besoin d'avoir peur et d'être homo pour souffrir de la betise humaine... :mrgreen: elle est si vaste et intercontinentale qu'il ne pourra y échapper... je suis sur que toi même tu as du la croiser souvent !!!? non ? ;)

Accepter la préférence amoureuse ou sexuelle son enfant ou d'une autre que soi ne devrait-il pas être une tolérance mais une évidence voire une indifférence... ;) ?

bikounet38

Message par bikounet38 » 16 janv. 2008 01:51

Accepter la préférence amoureuse ou sexuelle son enfant ou d'une autre que soi ne devrait-il pas être une tolérance mais une évidence voire une indifférence... ?
Certes, mais notre société est aussi perclue de préjugés, et d'a priori, sur tout un tas de choses dont l'homosexualité.
Si on rajoute à çà des tas de choses inconscientes, qu'on intègre dès l'enfance, et bien on peut comprendre que çà peut prendre du temps pour accepter (qu'on soit parent d'enfant homo ou homo soi même) ; et que çà peut aussi être un domaine dont on ne connait rien...

Donc pour ma part, je pense que la difficulté à accepter d'emblée existe, et que la minimiser n'aide pas à se sentir mieux. En prenant son temps, en donnant une existence à ses peurs, à ses doutes, on arrive souvent mieux à les appréhender, et ainsi à les surmonter.

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