Transsexuel-le et homosexuel-le ...

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JeanChristophe
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Transsexuel-le et homosexuel-le ...

Message par JeanChristophe » 22 oct. 2007 00:27

"Je suis né dans le corps d'un garçon mais je me sens femme et je suis devenu une femme.

Enfin j'aime les femmes, donc je suis Lesbienne !"


"Je suis né dans le cor d'une femme mais je me sens garçon et je suis devenu un garçon ou un homme.

Enfin j'aime les hommes, donc je suis gay !"


A Contact Lyon, nous avons parfois des appels de transsexuel qui sont homosexuel les !

Difficulté à le vivre ou à vivre sur différents plans, changement d'identité et identité sexuel : celui d'être gay ou lesbienne !

Comment le vivre en famille ? Comment les parents le vivent -ils ?
Rejeter de la famille .Comment le viven t'ils ou elles ?

Je suis trans et je suis homosexuel le et alors !

A Contact Lyon , nous avons parfois des appels de trans qui se cherche et ont besoin d'écoute mais aussi de réponses .
Que leur répondre si ce n'est de les adresser à une association trans, je pense que cela ne suffit pas.
Et vous parents qui écoutaient ces personnes, comment le vivez vous ?
et vous les trans comment percevez l'écoute d'un parents ou d'un jeune écoutant au sein des Contacts ?

J'ouvre ce débat à tous les Contacts et à tous nos membres sur ce forum.

Jean Christophe pour Contact Lyon
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JeanChristophe
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Trans Identité

Message par JeanChristophe » 22 oct. 2007 12:16

http://fr.wikipedia.org/wiki/Transsexualisme


Je vous invite à lire ce dossier.

Je vous laisse juge de ces articles .


Jean Christophe pour Contact Rhône
Le transsexualisme (mot formé à partir du préfixe latin trans-, dénotant le passage) est la situation dans laquelle une personne a la conviction qu'elle est du genre sexuel opposé à celui qui lui a été assigné, à sa naissance, en fonction de l'apparence de ses organes sexuels externes. Le terme « transsexualisme » est parfois préféré à celui de « transsexualité » pour cause d'une trop forte ressemblance avec des termes tels que « hétérosexualité » ou « homosexualité ». Or, le transsexualisme n'a aucune incidence sur l'orientation sexuelle d'un être humain.

Steph
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Message par Steph » 22 oct. 2007 12:44

Ce sujet a été abordé ce "week end" sur le forum de www.grenoble.lgbth.com

Ce débat a été lancé par une personne "transsexuelle" qui souhaitait donner une définition des différents sigles mais sa tentative d'explication a été très mal comprise.
Elle a été vécue comme un "étiquetage" alors que son intervention visait précisement à distinguer "identité sexuelle" et "préférence sexuelle" et rendre le débat plus "lisible".

:roll:

lethaljack
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Message par lethaljack » 22 oct. 2007 15:53

Steph a écrit :Ce sujet a été abordé ce "week end" sur le forum de "grenoble.lgbth.com".

Ce débat a été lancé par une personne "transsexuelle" qui souhaitait donner une définition des différents sigles mais sa tentative d'explication a été très mal comprise.
Elle a été vécue comme un "étiquetage" alors que son intervention visait précisement à distinguer "identité sexuelle" et "préférence sexuelle" et rendre le débat plus "lisible".

:roll:
:D enfin un (une ?) qui m'a compris(e)... :mrgreen:

Je complète : cela vise aussi à comprendre les sigles employés outre-atlantique ou bien encore les abréviations courantes dans un parcours trans. par exemple (SRS, THS, HRT, FFS, etc...)...

Sans oublier le plus important : débattre ! :mrgreen: C'est inhérent à la démocratie (contrairement à la liberté ou bien encore la tolérance...).

lethaljack
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Re: Transsexuel et homosexuel le ...

Message par lethaljack » 22 oct. 2007 16:18

xxx
Dernière modification par lethaljack le 25 mai 2009 20:21, modifié 1 fois.

bikounet38

Message par bikounet38 » 22 oct. 2007 18:14

Des parents écoutants, j'en ai jamais rencontrés donc je ne peux répondre. Pour les jeunes écoutants, très bien !
Tu les as croisé quand même, même si tu ne leur as pas vraiment parlé ;-)

JeanChristophe
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Le mouvement Transgenre

Message par JeanChristophe » 01 nov. 2007 19:41

Changer de sexe est une étude transversale de la transsexualité, de la dysphorie de genre et du transgendérisme au XXe siècle.
L'ouvrage propose un historique détaillé du transgendérisme ; l'auteur fait aussi état d'entretiens, développe une analyse culturelle et ajoute des anecdotes personnelles, afin de mieux comprendre les problèmes médicaux, sexuels, politiques et sociaux rencontrés par les personnes dysphoriques de genre. Il évoque la vie de quelques transsexuels dont l'histoire personnelle a fait événement, comme Christine Jorgensen, Jan Morris ou Mario Martino.
Après une présentation de la première génération de littérature transsexuelle, le livre relève les changements intervenus avec une deuxième vague d'autobiographies.
Sont analysés : les travaux des premiers « experts » du genre tels H. Benjamin, J. Money ou R. Stoller ; la question de la réaction féministe à l'encontre de la dysphorie de genre et de la réassignation sexuelle ; les recherches d'intellectuels gays (Katz, Roscoe...) sur les berdaches d'Amérique du Nord, les hijra d'Inde et les passing women, ces femmes qui s'habillent et vivent comme des hommes ; l'histoire des combats politiques d'activistes transsexuels.
Califia a écrit ce livre pour dire son refus de la discrimination et de la haine dirigées contre les personnes différentes de genre.
:P

Image
Jean Christophe.

lethaljack
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Message par lethaljack » 02 nov. 2007 01:02

:roll: mouais, cela peut éventuellement être un premier pas dans "l'univers transidentitaire"... :evil:

herma-punk-trash-queer
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hermaphrene hemaphrodisme androgyne gynandre altersexué

Message par herma-punk-trash-queer » 16 nov. 2007 14:01

Quand on parle d'identité sexulle ( sexuée)mais donc de quoi parle ton ???????

d'empilement de ce qui est le sexe chez les humains

On distingue chez les humains dans l'ordre trés grosso et trés modo :)

l'ame
le coeur
la personalité
l'intelligence
la sensibilité
l'affectif
la relation a l'autre
l'activité amoureuse
le sexe social
le sexe comportemental
le sexe gonadique
le sexe genetique

tout cela etant variable ( feminin /masculin ) et chacun ayant libre choix de sa percption de ce qui est feminin ou masculin

Hermaphrène , se dira d'une personne hermaphrodite par l'àme et le coeur dont la civilité , le role social , le comportement ou l'apparence peut être variable (improprement appelé trans-blabla ou transvesti trangender gnagnagna )

Dameoiseau se dirait d'un femme phallique , possedant un appareil sexuel masculin donc (AndroGyne (shemale en saxon)) et un civilité feminine

Hommoiselle se dirait d'une homme possedant un appareil feminin (Gynandre ( sheboy en saxon) ) et un civilité masculine

Altersexué intersexué ou hermaphrodite peut se dire de tout être humain car on est pas que des "males" ou des "femelles" comme du betail ou des animaux Mais des humains possedant une identité unique qui nous est propre dont on est seul responsable et maitre de choisir nous même ce qui est feminin ou masculin et d'ailleur variable au cour du temps .....


Citoyen ou Citoyenne par exemple sont des statuts sociaux completement independante de ce qu'on a dans le slip C'est ce qu'on nomme civilité souvent nommé Madame ou Monsieur selon les circonstances et l'apparence homme femme , mot valise abstrait et theoriques , car il n'existe pas pas de pure femme ou de pur homme , une humain peux juste etre trés viril ou tres feminin mais pas forcement male ou femelle en même temps

On parlera alors de personne horto-sexué disant qu'ainsi cette personne
qu'elle est male , virile , pere , ou femelle......etc , femelle , feminine , mère... etc et qu'elle cumule une sexuation donc du même "bord"

que dira t'on alors d'une personne comme moi qui suis une citoyenne male epousant alternativement une relation avec un homme ou une relation avec une femme, dont la feuille d'impot est au nom de monsieur et la securité sociale au nom de madame, zébré-sexué ?

quelque classe que vous voudrez jamais faire il y aura toujours une ne personne qui sortira du "parc a bestiaux" des "genres" , des "classes" etc
je suis et je reste definitivement et fierement
du "mauvais genre" je suis genro-phobe

Une fille peut bien être gay et un homme lesbien !!! , puisque c'est dans l'esprit de la relation que ce situe la chose , maintenant qu'on prefere les sucette a l'anis, les banana split ou les tarte au fraise , les chaussons au pommes ...pff c'est pas ca qui fait grande importance la "preference sexuelle" c'est vraiment la derniere roue du carrose c'est intime et personnel , ca n'augure rien de l'identité de la personne et ca ne regarde que les amants
l'identité qu'elle soit sexuelle morale spirituelle et meme sociale est variable unique inimitable , la liberté d'être ce qu'on a choisi d'etre au moment qui nous plait de l'être

une jour une personne sera Madame virile paternelle ,conquerante , etc un autre elle sera Monsieur Feminin , Conservateur maternel etc

alors bon ..... sortont des dogmes

jamais on vous a dit dans la vie "je ne te connaissait pas comme ca !" ou "tu m'etonnes là ! "

on est des humains on a l'identité qu'on se construit soit meme a travers notre volonté notre experience nos amours , c'est un travail admirable de ceux qui echappent au carcan de la violence sexiste qu'on impose souvent a coup de dogmes ete même parfois violemment au jeunes enfants ambigu s
inutile donc quand on a ce pouvoir d'echapper au carcan , de s'enfermer dans un autre
Toute evidence en cache une autre ainsi toute evidence est un profond mystère

lethaljack
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Message par lethaljack » 16 nov. 2007 21:38

@herma-punk-trash-queer : est-ce que tu prends des drogues ? :twisted: :mrgreen: :roll:

JeanChristophe
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Transidentité

Message par JeanChristophe » 17 nov. 2007 14:13

Introduction à la notion de genre
« Qui suis-je ? »
« Suis-je une fille, ou bien un garçon ? »

Pour une majorité d’individus, la réponse à cette question est considérée comme allant de soi depuis leur venue au monde, dès l’instant que l’équipe médicale s’assure à la vue ou non d’un pénis qu’à l’évidence il s’agit d’un garçon ou d’une fille. D’un point de vue anatomique, cette question semble ne souffrir que deux réponses possibles, lesquelles s’excluent et donc se complètent avec tout autant de bonheur. Devenu adulte, le petit garçon ou la petite fille vivra sans ambiguïté suivant l’axiome « je suis un homme » ou « je suis une femme ». Mais qu’est-ce qui permet à autant d’individus, quelle que soit leur orientation sexuelle, d’affirmer d’une manière aussi tranchée et univoque qu’ils appartiennent au sexe masculin plutôt qu’au sexe féminin, et qu’ils sont de fait inclus dans le « groupe des hommes »? Qu’est ce qui permet à certains d’exiger de leur enfant qu’il « se comporte en homme » ? Quels indices biologiques, historiques, socioculturels et psychologiques nous permettent d’affirmer avec certitude de quelle coté de la barrière on se trouve et de quel coté de la barrière on est tenu de rester ? Ne peut-on pas imaginer des identités qui ne se plieraient pas à cette division rigide de l’humanité dans nos sociétés modernes, et qui les dépasseraient ?

De trop nombreux raccourcis de langage nous font désigner des individus aux parcours de vie extrêmement variés sous les catégories-chapeaux apparemment limpides ‘hommes’ et ‘femmes’. Ces catégories sont nées d’un amalgame entre deux notions qu’il nous semble pourtant fondamental de distinguer : le sexe et le genre. La langue française est particulièrement prompte à confondre et donc à nous faire confondre ces deux concepts que nous pensons systématiquement conjointement. Dès lors, coïncident en permanence dans nos représentations sociales et dans notre vocabulaire les termes « mâle », « masculin » et « homme », par opposition à la série « femelle », « féminine » et « femme ». Mais tous les mâles sont-ils des hommes ? Toutes les femmes sont-elles féminines ? Si seul un mâle masculin est un « vrai homme », qu’en est-il des autres ? Une femme qui n’est pas féminine est-elle un homme ?

Ainsi, partant du principe que nommer c’est aussi prendre le pouvoir sur les choses de la pensée et sur les choses du réel, il est temps pour nous de faire un point sur la terminologie, aussi succinct fût-il. Définir n’est pas pour nous une manière de figer dans une nouvelle usurpation exclusive des notions qui appartiennent finalement à chacun d’entre nous, universitaire ou non. Nous voulons rompre la continuité homogène qui superpose de manière arbitraire certains concepts et introduire des questionnements, du trouble. Nous nous attacherons ici à décrire et à exemplifier des ressentis individuels même si a priori leur caractère éminemment intime les rendent résistants à toute définition conceptuelle, afin de communiquer et de mettre en lumière des représentations sociales et psychiques délicates à disséquer et à articuler.

La problématique qui nous préoccupe est celle de l’identité de genre. Une question à la fois fondamentale et troublante, rendue même inquiétante puisqu’elle brille par son absence du champ de la définition officielle et consensuelle. En effet, aucun dictionnaire francophone ne se risque à répondre à la question du genre, si ce n’est par des définitions relatives au genre littéraire ou au genre grammatical1. Voilà bien une preuve supplémentaire (si cela était encore nécessaire) que nous n’en sommes en Europe qu’aux soubresauts des Gender ou Queer Studies ; pourtant avec des Foucault, Bourdieu, Deleuze et autre Derrida, tous les espoirs étaient permis. Nos espoirs ont-ils été trop grands ? La Déconstruction derridienne et les théories de Foucault sur les relations de pouvoir ont-elles pour toujours émigrées Outre-atlantique vers Judith Butler ? Reste que l’avenir académique de cette discipline est encore à écrire en prenant garde de ne pas paraphraser la critique anglo-saxonne ; il nous faut revenir à la source même du sens, nous réapproprier certains concepts sans les escamoter, mais au contraire les expliquer in extenso en français, et les rendre nôtre loin de toute définition fumeuse.

Afin de cerner d’avantage notre problématique, nous ne pouvons faire l’économie d’une analyse de ce qui est habituellement désigné comme naturel et de ce qui est désigné comme social et culturel. Nous voulons commencer par extraire du domaine sémantique de « sexe » le terme « genre » qui lui est substitué dans certaines communications scientifiques en médecine ou en sociologie sans doute afin de rendre leurs auteurs plus crédibles, mais certainement pas plus éclairants. Le concept de genre ou « gender » en anglais (il y a fort à parier que ce néologisme nous vienne du Québec) s’oppose à la notion de sexe qui, même si elle renvoie à une réalité plus englobante que « sex » en anglais, n’en reste pas moins trop vague en français. Le sexe biologique, c’est ce que notre corps nous montre et ce que les autres voient, indépendamment de tout ressenti. Retenons simplement ceci pour l’instant : à la vue d’un ensemble de caractéristiques physiologiques et génétiques2, le médecin, celui dont nous parlions au début de notre exposé, posera le sexe d’un enfant comme mâle ou femelle, validant ainsi l’idée qu’il n’existe que deux sexes dans l’Humanité. Si un cas d’intersexualité se présente à lui, toute ambiguïté sera rectifiée, toute a-normalité effacée au bistouri afin que le sexe d’assignation de l’enfant ne soit jamais pour lui source de questionnement. La médecine veut que l’androgyne soit à jamais séparé.

Cette assignation à résidence au sexe biologique dit « naturel » est à différencier du genre en tant que « sexe social »3. De notre sexe apparent découle une structure sociale qui impose aux individus une éducation et un rôle social spécifiquement « genré »4, des codes vestimentaires normés et un état civil (M./Mme/Melle, prénom « masculin » ou « féminin », numéro de Sécurité Sociale commençant par 1 ou 2, mention du sexe sur la Carte Nationale d'Identité, etc.…). Cette tyrannie de l’arbitraire social fondé sur le mythe d’un immuable naturel – divin pour certains, darwinien pour d’autres – maintient ainsi de manière constante l’idée d’une binarité essentielle des sexes et d’une bipolarité fondamentale des rôles sociaux.

Au-delà du domaine des sciences biologiques et sociales qui veulent tendre à une objectivité qui n’est souvent qu’un vœu pieu voire une dangereuse illusion, il me semble que c’est une approche axée sur la dimension psychique et culturelle qui mettrait le plus en exergue la complexité de la problématique de l’identité de genre. Il s’agit de faire de l’objet d’étude (potentiellement chacun d’entre nous, puisque nous sommes tous « genrés ») un sujet dont le discours est valorisé, le rendant ainsi agent et non victime des représentations d’autrui : chacun d’entre nous se doit d’être le locus de son identification, le lieu depuis lequel il ressent, perçoit et s’exprime. Le droit à l’auto-définition est un acquis qui relève de la tautologie si l’on accepte de se dire « homme » ou « femme », puisque comme chacun sait « une femme est une femme ». Rien n’existe entre les deux pôles féminin/masculin – et bien entendu, rien au-delà.

Mais certaines voix font dissidence : la subtilité des sentiments intimes et des affinités affectives empêchent certains et certaines d’entre nous de rentrer pleinement dans les catégories « homme » ou « femme », du fait de ce que l’on considère comme une inadéquation entre le sexe biologique, le sexe social et le sexe psychique. Les personnes « transgenres » font l’expérience de ce désaccord5 entre les attentes que la société formule à l’égard de leur identité, de leur corps et de leur sexualité, et le sentiment profond qu’elles ont d’elles-mêmes. Vivre selon ses représentations propres est un besoin impérieux, vital et irrépressible qui peut donner suffisamment de force pour transgresser les axiomes biologiques, sociaux et sexuels dits normaux.

Les féministes constructionistes et Butler l’ont déjà posé : le genre est une performance, il est construit de signifiants lisibles et peut donc être déconstruit et déplacé. Déconstruire les genres n’est cependant pas une science qui se pratique avec froideur et détachement, bien au contraire puisqu’on peut moduler au gré de nos ressentis et de nos désirs ce que nous montrons de nous-même, ce que nous y voyons et ce que nous lisons chez les autres. Les homos et les lesbiennes revisitent le genre en vivant leurs amours et leurs sexualités, tandis que les transsexuels décollent l’étiquette du genre pour faire apparaître les corps. Les transgenres introduisent du bizarre, de l’étrange… au final, une distorsion dans une société qui fait tout pour être policée et bien sous tout rapport. Si beaucoup choisissent de vivre cachés et intègrent les représentations sociales en vigueur, d’autres veulent faire une force de la stigmatisation dont ils sont victimes et se montrent dans l’espace publique artistiquement, culturellement et politiquement en se définissant comme androgynes, hermaphrodites, travesti(e)s, transsexuel(le)s FtM ou MtF, drag king, drag queen, transformistes, XX Boys, (tranny) boyz, new half, shemales ou encore lady boy. Entre culture populaire, études socioculturelles et militantisme politique, il n’y a souvent qu’un pas. Le pas entre l’étude et la pratique de la subversion du genre est franchi avec le Queer.


1De plus, le genre définit en biologie la classe au-dessus de l'espèce, c'est-à-dire la classe dont l'une des parties est l'extension d'une espèce. Les dictionnaires nous entraînent loin de notre domaine !
2Remarquons ici que sexe anatomique et sexe génétique ne coïncident pas forcément. Un individu que les organes génitaux font appartenir à la catégorie femelle peut parfaitement être porteur d’un caryotype « masculin » de type XY.
3Formule dont l’emploi a été inauguré par la sociologue féministe Christine Delphy dans L’Ennemi principal, 2 : Penser le genre, Paris Syllepse, 2001.
4Certains comme M. H Bourcier préfèreront parler de « gendérisé ». S’agissant de la production d’un néologisme dont l’irruption dans le langage est aussi neuf que les idées qu’il véhicule, je ne tranche pas.
5Le néologisme de « transgenre » ne se trouve pas non plus dans le dictionnaire. Ce terme vient de l'anglais « transgender », créé en 1979 par Virginia Prince, l'une des pionnières du mouvement transgenre américain. (cf. Jamison Green, Becoming a Visible Man, Nashville, Vanderbilt UP, 2004, p. 50) Nous n’employons pas le terme barbare et rébarbatif de « dysphorie du genre » (« Gender dysphoria ») qui nous semble plus dépréciatif que véritablement éclairant.

David Latour 2007, tous droits réservés.
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http://chrysalidelyon.free.fr
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Céline
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Message par Céline » 17 nov. 2007 14:21

on est des humains on a l'identité qu'on se construit soit meme a travers notre volonté notre experience nos amours , c'est un travail admirable de ceux qui echappent au carcan de la violence sexiste qu'on impose souvent a coup de dogmes ete même parfois violemment au jeunes enfants ambigus
inutile donc quand on a ce pouvoir d'echapper au carcan , de s'enfermer dans un autre.
J'aime, Merçi.

Je me suis jamais posé ou plutot on ne m'a jamais posé de question sur mon genre . Je suis tout simplement. Et j'aime !
Et j'aimerai que cela soit possible pour tous .

Céline

JeanChristophe
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explication

Message par JeanChristophe » 20 déc. 2007 01:24

Le transsexualisme (mot formé à partir du préfixe latin trans-, dénotant le passage) est la situation dans laquelle une personne a la conviction qu'elle est du genre sexuel opposé à celui qui lui a été assigné, à sa naissance, en fonction de l'apparence de ses organes sexuels externes. Le terme « transsexualisme » est parfois préféré à celui de « transsexualité » pour cause d'une trop forte ressemblance avec des termes tels que « hétérosexualité » ou « homosexualité ». Or, le transsexualisme n'a aucune incidence sur l'orientation sexuelle d'un être humain.

On parle parfois aussi plus globalement de transgenre pour désigner la situation d'un individu dont l'identité sexuelle est en conflit avec celle traditionnellement attribuée aux personnes de même sexe. Mais cette utilisation du mot « transgenre » est trompeuse, car il est aussi utilisé pour désigner des personnes qui sont dans une dynamique très différente de celles des personnes transsexuelles, à savoir celle de personnes qui n'entreprennent pas (et ne veulent surtout pas entreprendre) d'opération de réattribution de sexe.

Le transsexualisme est la situation dans laquelle une personne a la conviction profonde qu'elle possède une identité de genre à l'opposé du sexe anatomique présent à sa naissance. Il est à noter que la notion de « sexe anatomique » ne correspond pas nécessairement à la notion de sexe chromosomique. L'identité sexuelle est définie par la présence de chromosomes XX ou XY. D'éventuelles malformations peuvent apparaître indépendamment de cela au niveau des organes génitaux comme au niveau des autres organes, membres, etc.

Indépendamment de cela le sentiment d'appartenance à l'un ou l'autre sexe peut relever d'un trouble de l'identité dans sa conception psychologique ou psychiatrique. Cette notion est parfois confondue avec d'autres : hermaphrodisme, homosexualité, travestisme…

Pour être acceptée sous son genre et pour s'accepter soi-même, une personne transsexuelle a besoin de porter des vêtements du sexe auquel elle s'identifie, être opérée, que ce soit pour des modifications esthétiques (insertion de prothèses mammaires, par exemple) ou pour conduire à la reconstruction d'un nouvel appareil génital. La plupart des personnes ont également recours à des traitements hormonaux (qui sont souvent une des premières étapes de leur transformation physique). Dans tous les cas, le but premier reste le besoin impératif d'être en cohérence physique avec son identité de genre.

Pour finir, il est important de distinguer les personnes dites « transsexuelles » - pour qui le fait de "restaurer" leur corps (de le mettre en conformité avec le genre auquel elles s'identifient) -, des personnes « transgenres » - qui ne ressentent pas ce besoin et dont l'identité de genre est souvent beaucoup plus complexe que celle des personnes transsexuelles -. Il arrive que des personnes transsexuelles commencent leur parcours d'exploration et d'acceptation d'elles-mêmes en se travestissant, mais elles n'en restent pas là. De leur côté, les personnes dites «travesties» (cross-dresser en anglais) ne sont, pour la plupart pas transsexuelles, et ont des relations souvent difficiles avec ces dernières.

Un(e) transsexuel(le) est une personne dont l'identité de genre est en opposition «radicale» avec ce qu'indiquent ses organes sexuels externes. Ceci signifie qu'elle ne peut trouver la paix, qu'elle ne peut habiter son corps, qu'elle ne peut trouver sa place dans la société avant d'avoir "restauré" son corps et de l'avoir remis en conformité avec le genre dans lequel elle s'identifie. Une personne transsexuelle se sent, en somme, physiquement étrangère à elle-même.

L'appellation habituelle pour désigner une personne transsexuelle est celle qui respecte son identité de genre. Donc, le terme «femme transsexuelle» désigne une personne désignée masculine à la naissance et qui se sent du genre féminin ; de même un homme transsexuel se sent un homme bien qu'ayant été désigné féminin à la naissance.

Il faut cependant noter que, après l'opération, une grande proportion de personnes s'identifient simplement comme des hommes ou des femmes, sans plus, et qu'elles considèrent que la transsexualité fait partie de leur passé.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Transsexuel
Jean Christophe.

JeanChristophe
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parlons trans ....

Message par JeanChristophe » 29 déc. 2007 01:19

Nouvelle brochure «Parlons trans»
Née de la collaboration entre plusieurs associations concernées par le transsexualisme et transgendérisme, dont Espace 360 et Aspasie, la nouvelle brochure de vulgarisation «Parlons trans» vient de sortir!

Pour en savoir plus

Aspasie
Espace 360
Vous éprouvez face à la question «transgenre»...
- attirance
- curiosité
- sympathie
- incompréhension
- méfiance
- répulsion

Vous avez envie de faire avec nous un voyage aux frontières du masculin et du féminin
Il vous arrive de vous sentir emprunté-e ou incompétent-e face à une personne qui exprime son genre de manière atypique
Vous aimeriez parler du changement de sexe mais vous ne savez comment aborder le sujet
«Parlons Trans, à la frontière des genres» traite de
- TRANS sexualisme,
- TRANS gression des normes de genre
- TRANS formisme
- TRANS vestisme

Cette brochure s’adresse
- aux personnes directement concernées
- à leur entourage, parents et ami-e-s,
- à des employeurs, employeuses ou collègues qui peut-être ne se doutent même pas de l’identité de genre et du parcours de quelqu’un
- aux personnels d’accompagnement médico-psycho-social
- à tout un chacun qui aurait l’envie d’y réfléchir ou d’en savoir plus

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http://www.360.ch/espace/trans/news/2007/05/003212.php
Jean Christophe.

herma-punk-trash-queer
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liberté

Message par herma-punk-trash-queer » 30 déc. 2007 12:44

Oui on peux se demander ce qui est "transgressif" si c'est le fait de vivre apparaitre se comporter selon sa nature
ou construire une société sclerosé dogmatique exclusive et parano-sexuelle
Toute evidence en cache une autre ainsi toute evidence est un profond mystère

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